Lorsqu’on s’occupe d’un proche atteint d’un trouble cognitif, les accidents à la toilette peuvent devenir un problème fréquent. Que ce soit à cause de l’incontinence ou simplement dû à l’incapacité de reconnaître les signaux corporels, il peut être difficile de gérer les toilettes et d’aider son proche à être propre et confortable. Voici donc les sept trucs que vous pouvez essayer pour diminuer les accidents éventuels.
- Créer une routine et suivre un horaire
Les personnes atteintes de troubles cognitifs ont souvent besoin de routines très strictes pour se sentir en sécurité et pour exercer les activités de la vie quotidienne telle la visite aux toilettes. Essayez d’encourager l’utilisation de la toilette aux 2 à 3 heures, au levé, après les repas et au coucher. Essayez donc de créer une routine quotidienne pour les toilettes. Certaines personnes préconisent afficher clairement l’horaire dans la salle de bain. Si votre proche sait exactement quand il doit aller aux toilettes, cela pourra aider à réduire les accidents. L’important, c’est d’essayer et voir ce qui fonctionne pour votre proche et pour vous. Il se peut que l’horaire ne fonctionne pas, à ce moment-là une bonne option peut être de trouver des façons plus rusées de les inciter à aller aux toilettes. Au lieu de demander si votre proche à besoins d’aller aux toilettes, dites plutôt, « vient, on va arrêter ici avant d’écouter la télé » ou « vient, on va aller se nettoyer un peu » ou peut-être encore « après avoir mangé autant, j’ai envie un peu, toi aussi sûrement, vient ici »
2. Soyez conscient des signaux qui peuvent vouloir dire qu’il y a un besoin d’aller aux toilettes.
Certains signes non verbaux peuvent indiquer que votre proche a besoin d’aller à la toilette. Si vous apercevez que votre proche a soudainement la bougeotte ou qu’il n’arrête pas de se tortiller, ça peut vouloir dire qu’il a un inconfort et qu’il y a un besoin d’aller se soulager à la salle de bain. Si vous remarquez que votre proche semble être en détresse ou cherche à se cacher dans un coin, penser à l’amener faire un tour à la salle de toilette, ça peut tout simplement vouloir dire qu’il a besoin d’y aller.
3. Assurez-vous que la salle de bain soit un endroit plaisant à visiter
Pour certaines personnes atteint d’un trouble cognitif, la salle de toilette est un endroit intimidant. Le plancher ou la pièce elle-même peuvent être froide. Assurez-vous que la pièce soit confortable pour votre proche ; ni trop chaude, ni trop froide. Certaines personnes vont même utiliser un siège chauffant pour donner un sentiment de confort additionnel pour la personne. La pièce elle-même peut être un rappel d’une activité qu’il n’aime pas trop faire depuis quelque temps : prendre un bain. Rassurez votre proche en lui nommant que vous allez y faire pipi, de cette façon, il se sentira plus en sécurité.
4. Sécuriser les lieux et assurez-vous que l’expérience soit facile pour votre proche
Utilisez des barres d’appui pour aider votre proche à s’asseoir et à se relever. Éviter les carpettes sur lesquelles ils peuvent glisser ou tomber. Il peut parfois être difficile pour votre proche de distinguer ou la toilette commence et où elle finit. En ayant des murs d’une couleur et la toilette d’une autre, la toilette est plus simple à reconnaitre. Utiliser un siège d’une autre couleur peut aussi faciliter l’expérience. Assurez-vous aussi de mettre le papier toilette à la vue de votre proche. Ceci évitera des dégâts possibles. Si votre proche ne veut pas rester assis, pensez à lui donner un livre qu’il peut regarder en attendant que leur système digestif effectue le travail si vous voyez ce que je veux dire.
5. Utiliser des vêtements moins serrés et plus simples à enlever.
Les vêtements compliqués peuvent être difficiles à enlever rapidement en cas de besoin. Essayez donc d’utiliser des vêtements simples tels que des pantalons de jogging ou des pantalons d’entraînement avec une taille élastique. Évitez les boutons, les ceintures et les fermetures éclair qui peuvent compliquer les choses. Et si le besoin est urgent, ça rend la tâche beaucoup plus facile.
6. Gérez bien la consommation de liquide, surtout lorsque l’heure du coucher approche.
Éviter la consommation de caféine le soir et réduisez la consommation d’eau. Le temps que l’eau mette pour passer dans un système dépend de plein de choses ; l’âge, le niveau d’hydratation, la médication, la température, la santé générale, le type de breuvage consommé et le volume. Prenez soin de bien gérer la consommation selon la réalité de votre proche et vous éviterez les accidents.
7. Préparez-vous en cas d’urgence
Si nécessaire, utiliser des culottes de protection jetable au coucher. Si votre proche souffre d’incontinence, les culottes de protection peuvent aider à éviter les accidents. Veillez simplement à choisir la bonne taille et le bon niveau d’absorption. Cependant, il est important de se rappeler que cela ne doit pas remplacer les visites aux toilettes régulières. Une autre option pour éviter les petits accidents la nuit est d’avoir une chaise d’aisance près du lit. De cette façon, si ça presse, l’accès à une toilette sera plus rapide. Assurez-vous aussi que l’accès à la salle de toilette soit bien éclairé et qu’il n’y a pas d’objets qui trainent qui pourrait provoquer une chute. Certaines personnes atteintes de troubles cognitifs vont parfois prendre un pot, une grosse plante ou même une boite comme étant une toilette. Assurez-vous d’enlever ou de cacher les objets que votre proche pourrait méprendre pour une toilette.
Prendre soin d’une personne atteinte d’un trouble cognitif peut être un défi, surtout lorsqu’il s’agit de gérer les accidents à la toilette. Il se peut qu’un accident se produise et si c’est le cas, c’est important de demeurer patient et de penser à s’assurer que votre proche garde sa dignité. Assurez-vous que votre non-verbal soit calme, souriant et rassurant. Des accidents arrivent et c’est bien normal. On s’essuie et la vie continue. Si vous adoptez un bon comportement au petit accident, ça mettra votre proche en confiance et il sera moins résistant la prochaine fois que vous voudrez l’aider à la toilette. Finalement, assurez-vous de mentionner à votre médecin tout changement dans les habitudes d’élimination parce que ceci pourrait être le signe d’un autre problème de santé. Cependant, en utilisant ces sept astuces, vous pourrez aider à créer un environnement plus sûr et confortable pour votre proche. Essayez-les et voyez si cela aide à diminuer le nombre d’accidents et les niveaux de stress pour vous et votre proche.
